Collana Camäleon - Poesia svizzera contemporanea

JULIEN BURRI, Se solamente

Collana Camäleon – Poesia svizzera contemporanea
JULIEN BURRI, Se solamente
Traduzione di Andrea Breda Minello
ISBN: 978-88-96263-19-8
pp. 112, € 12,00


clicca qui per acquistare



IV

DAL TRENO

Il freddo si spiega come un lenzuolo.

Stringere la gabbia toracica,

assicurarsi che tenga.

Mancano le tue mani

per annodare il giorno e la notte.

Le case sono blocchi ciechi,

grumi senza elasticità.

Un folle ha aggrovigliato la città.

Il corpo, i pensieri, adottano la sua forma

per mimetismo.

*

La brina si deposita sugli alberi,

le barriere e i fili elettrici,

crescita di cristalli diretta contro il vento .

Sotto il cielo atono

un treno

– rombo grave

compresso

di metallo arrugginito –

*

Cantieri abbandonati

fumi sospesi.

Corvi lanciati come boomerang

nei frutteti inariditi.

Luce flebile.

Ultimi istanti,

per farsi largo

prima della notte.

*

Variazioni di colori di terre attraversate

trattenute tra loro

da sentieri, siepi, canali.

Intorno:

fabbriche,

carcasse,

rotaie inglobate dalla vegetazione.

La luce turchese svanisce negli angoli.

Alberi, fattorie, gru

si delineano

stagliati nell’ombra.

*

Appoggiato alla finestra,

di fronte al crepuscolo che macera

un uomo ha odore di tabacco, di cuoio.

La notte cieca

ingoia i vagoni

agitati dagli scossoni.

Scioglie i muscoli,

il respiro.

*

L’abitacolo sterilizzato s’illumina.

Insetti ammucchiati

formano chiazze

sotto il vetro delle plafoniere.

Agonia lenta del paesaggio,

color acqua e carbone.

Prospettive forzate

scarpate e precipizi.

*

Gli alberi e le case

– rollii –

si riempiono d’ombra,

sprofondano nel paesaggio dissestato.

Il giorno si biforca e si dilegua,

– inclinazione –

Il sangue rifluisce verso il fianco sinistro.

La notte, ventosa ai vetri,

fa resistenza –

si distende sotto choc.

*

Attrito di metallo.

Si avvicina dal fondo.

La pressione deforma i vetri.

Fuori tutto è solo linee orizzontali,

lunghe serpentine bianche.


IV

DEPUIS LE TRAIN

Le froid se déplie comme un drap.

Serrer la cage thoracique,

s’assurer que ça tient.

Manquent tes mains

pour nouer le jour et la nuit.

Le maisons sont des blocs aveugles,

des grumeaux sans liant.

Un fou a emmêlé la ville.

Le corps, les pensées, adoptent sa forme

par mimétisme.

*

Le givre se dépose sur les arbres,

les barrières et le fils électriques,

croissance des cristaux dirigée contre le vent.

Sous le ciel atone

un train

– roulement grave

compressé

de métal rouillé –

*

Chantiers délaissés

fumées suspendues.

Corbeaux lancés comme boomerangs

dans les vergers secs.

Lumière cassante.

Derniers instants,

pour se faufiler

avant la nuit.

*


Changements de couleurs de terres traversées

retenues entre elles

par chemins, haies, canaux.

Autour :

usines,

carcasses,

rails digérés par la végétation.

La lumière turquoise disparaît dans les coins.

Arbres, fermes, grues

se dessinent

découpés dans l’ombre.

*

Accoudé à la fenêtre

devant le couchant qui rouit

un homme à l’odeur de tabac, de cuir.

La nuit aveugle

avale les wagons

agités de soubresauts.

Dissout les muscles,

le souffle.

*

L’habitacle aseptisé s’illumine.

Des insectes amoncelés

forment des taches

sous le verre des plafonniers.

Agonie lente du paysage,

couleur charbon et eau.

Perspectives outrées

talus et précipices.

*

Les arbres et les maisons

– roulis –

se remplissent d’ombre,

sombrent dans le paysage défoncé.

Le jour bifurque et s’éloigne.

– inclinaison-

Le sang reflue vers le côté gauche.

La nuit ventouse aux vitres

fait résistance –

s’étire sous le choc.

*

Froissement de métal.

On approche du fond.

La pression déforme les vitres.

Dehors tout n’est que lignes horizontales,

longs serpentins blancs.


qui sotto per vedere il video


Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s